Chenilles

Les chenilles

Identifier les chenilles : comment s'y retrouver ?

On en voit très souvent dans la nature, et pourtant, pas facile de mettre un nom ! C’est pourtant une information intéressante : si un adulte peut voler et se déplacer quelquefois loin de son lieu de naissance, la chenille atteste du caractère reproducteur d’une espèce sur un site donné.
Souvent aussi, on se fait avoir entre chenilles et autres larves d’insectes, notamment d’Hyménoptères et Diptères !

Voici donc, de manière schématique et rapide, comment s’y retrouver et savoir si l’on est vraiment en présence d’une chenille ou d’une autre larve d’insecte.
Les chenilles possèdent divers types de “pattes” : les vraies et les fausses :
– les vraies pattes sont celles qui sont situées à l’avant, près de la tête et au nombre de 6. Ce sont elles qu’on retrouvera également ensuite chez les adultes.
– les fausses pattes sont les pattes ventouses, qui servent à s’accrocher au support. Elles se situent dans la 2ème moitié de la chenille, et le nombre de paires de ces fausses pattes est variable (voir ci-dessous) selon les familles. Il y a toujours une paire de fausses pattes au bout de l’abdomen (dite paire de pattes anale). 

Pour simplifier sur le nombre de paires de fausses pattes, on peut dire que c’est une chenille si :
– 1 paire de fausses pattes abdo + 1 anale (soit 2 p. de fausses pattes) = famille des Geometridae (cf photo jointe).
– 2 paires de fausses pattes abdo + 1 anale (soit 3 p. au total) = 1 partie des Noctuidae (dont les Plusiinae, certaines Catocalinae) = Noctuidae trifine (voir photo jointe)
– 4 p. de fausses pattes abdo + 1 anale (soit 5 au total) = toutes les autres espèces de papillons !!!!
– Supérieure à 5 p. de fausses pattes (abdo + anale) = ce n’est pas une chenille !

Quels outils pour les déterminer ?

Bouquins :
– The colour Identification guide to Caterpillars of the British Isles. ( http://ukmoths.org.uk/porter.php ). Un bouquin qui permet d’avoir des planches pour toutes les familles de Macrolépidoptères de Grande-Bretagne. Très bien fait et pas très cher. BECK (H.), 2000.
– Die Larven der Europaischen Noctuidae (Revision der systematik der Noctuidae). Herbipoliana. Vol. I-IV. ( http://www.dr-beck.net/ ). Le nec plus ultra pour les noctuelles de France. Un complément est en écriture actuellement. Spuler (A.), 1910.
– Die Raupen der Schmetterlinge Europas. Stuttgart ed. (http://caliban.mpizkoeln.mpg.de/~stueber/spuler/raupen/index.html ). Un bouquin fabuleux qui nous montre que l’on ne fait que re-découvrir des choses qui sont finalement déjà connues depuis longtemps mais peu renseignées en biblio. Pour les géomètres, il n’y a rien de mieux actuellement pour la faune française. Attention, de nombreux noms ont changé, mais on s’en sort quand même. Téléchargeable en haute déf. pour sortie imprimante. Carter (D.-J.) & Hargreaves (B.), 2005.
– Guide des chenilles d’Europe : Les chenilles de plus de 500 espèces de papillons sur 165 plantes hôtes. Ré-édition. ( http://www.whatsthiscaterpillar.co.uk/plates.htm ). Les planches sont téléchargeables au site indiqué. Permet de trouver un large panel de familles. LIGUE SUISSE POUR LA PROTECTION DE LA NATURE (L.S.P.N.), 1999-2004.
– Les Papillons et leurs biotopes. Volume 1-3, L.S.P.N. Pro Natura, Bâle. Pour chaque famille traitée, les photos des chenilles de toutes les espèces qu’ils ont chez eux. Impressionnant de qualité photographique et de travail !

Forums :
Lepiforum : http://www.lepiforum.eu/cgi-bin/lepiwiki.pl?Schmetterlingsfamilien : possibilité de recherche par famille, avec possibilités / stades. Un des meilleurs sites iconographiques !